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Mission jésuite et chutes d'Iguazu : du 21 au 25 décembre.

Nous quittons Buenos Aires avec un bus qui nous dépose sur la Ruta 14 où nous commençons le stop... Après 1000 km et 5 conducteurs, nous arrivons jeudi 22 à Posadas.
On visite les ruines de la mission jésuite de San Inacio. En 1691, il y avait 4000 indiens Guaranis. Les jésuites sont venus évangéliser et organiser la vie dans la "reduccion", à l'époque, cette mission était la plus petite des 15 existantes. Aujourd'hui, il n'en reste que 3 et San Inacio est la mieux restaurée, car inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1940. On sent qu'on est au Nord, il fait bien chaud et surtout très humide, on n'est pas habitués...
  



Nous repartons pour arriver à Puerto Iguazu, à 4h de bus. On s'installe à l'hostel avec piscine et jardin tropical super sympa. Il fait de plus en plus chaud et humide...



Vendredi, nous parcourons le parc argentin des chutes d'Iguazu. Et là, on en prend plein la vue ! Panorama de fou, où l'eau est reine. Les chutes tombent d'un bloc de basalte dur de 90 mètres qui s'érode, ainsi les chutes d'Iguazu reculent. On passe la journée sur les passerelles dans les divers circuits et sur l'Isla San Martin. On en profite pour se baigner dans le rio Iguazu, histoire de se rafraîchir. Nous apercevons des lézards énormes, des tortues...




Samedi, pas grand chose, il ne fait pas très beau mais toujours aussi chaud. On ne sait pas trop quoi faire pour fêter Noël, les restaurants ferment un à un et le barbec' à deux par cette chaleur... bof ! On retrouve par hasard Capucine et François, des français rencontrés à Torres del Paine. Le soir, nous allons à la messe à la cathédrale, puis nous partageons un asado à l'hostel, suèdois et français. Soirée bien sympathique.

Le 25, nous quittons l'Argentine pour le Brésil. Après quelques galères de bus peu fréquents ce jour là, nous arrivons de l'autre côté de la frontière à Foz do Iguazu, et nous perdons une heure. On pose les affaires à l'hostel et on file aux chutes brésiliennes. Là, pas tellement de passerelles mais des installations en béton qui ne passent pas inaperçues ! Il y a des papillons partout. De ce côté, on a une vue plus panoramique de toutes les chutes. Et au bout, un passage permet de se mouiller un peu. En rentrant, on se baigne dans la piscine.





Lundi 26, nous prenons un bus pour rejoindre en 24 heures Rio de Janeiro... Malheureusement, on tombe sur un bus pourri, ni cama, ni même semi-cama, le voyage est long !!


Buenos Aires : du 11 au 14 décembre et le 20 décembre

A peine arrivés à Buenos Aires, nous prenons le métro pour nous rendre dans le quartier de San Telmo où nous nous installons à l'auberge de jeunesse. C'est dimanche, le quartier est rempli de vendeurs d'artisanat ou autres vendeurs de rue. Ensuite, nous allons dans le quartier de La Boca. Il y a un match à la Bombonera et on entend les chants. Les Argentins et le foot c'est une histoire d'amour, il n'y a que ça à la télé, les infos sportives, ce sont les infos du foot, les infos internationales, ce sont les infos des footballeurs argentins jouant à l'étranger... Cette année, c'est le club de Boca Junior (club de Maradona) qui est champion et en plus le grand rival River Plate (autre club de Buenos Aires descend en 2ème division, autant vous dire que c'était la fête autour de la Bombonera le jour où nous y étions!
La Boca est le quartier populaire de Buenos Aires. Les maisons sont peintes de toutes les couleurs car c'est là qu'habitaient les hommes chargés de repeindre et restaurer les bateaux. Quand il leur restait de la peinture, ils l'utilisaient pour peindre leur maison...



Le lundi 12, nous visitons le centre ville, plaza Mayo avec la casa rosada, palais du gouvernement, la cathédrale. Au milieu de la place, un énorme sapin de Noël trône. Buenos Aires, c'est plutôt sympa, il y a des rues piétonnes, des jolis bâtiments haussmaniens, on n'est pas trop dépaysés.




Le soir, nous assistons à un show de tango. 4 couples dansent en changeant de tenue entre chaque danse. C'est époustouflant. Un chanteur nous interprète les classiques argentins. Après le spéctacle, nous allons manger une parilla.


Mardi, Juliette repart en France, nous l'accompagnons jusqu'à son bus. Ensuite, nous nous renseignons pour la suite de notre voyage sur le Brésil et l'Uruguay. Adrien en profite pour passer chez le coiffeur.

Mercredi, on se décide pour aller en Urugay 5 jours. Le reste de la journée, shopping et balade.

Nous repassons à Buenos Aires, en revenant d'Urugay.
Le mardi 20, nous allons nous promener à La Boca et l'après-midi, nous allons à Palermo, quartier bobo de la capitale. On flâne dans les rues bordées de boutiques.

Région des lacs argentins : du 5 au 10 décembre

Nous arrivons enfin à Esquel, dans la cordilière des Andes, Aurélie passe à l'hôpital, sa cheville guérit bien, merci! Le lendemain, nous partons visiter le parc national de Los Alerces, des lacs, des couleurs magnifiques, une fois de plus, et des arbres millénaires : les Alerces. Le soir, nous faisons une fois de plus un asado à l'auberge de jeunesse, nous échangeons avec les gens qui voyagent comme nous.





Ensuite, nous prenons le bus pour El Bolson, un autre village de montagne réputé pour ses randos (qu'on ne pourra pas faire à cause de la cheville d'Aurélie, le planning chargé et les cendres du volcan chilien qui gâchent la vue, on y reviendra plus tard) et pour son marché artisannal. Nous passons donc une partie de la journée à s'acheter des souvenirs, goûter les bièrres artisannales... Nous finissons la journée au camping par un .... asado! Hum, un gros bife de Chorizo (les connaisseurs apprécieront)
Le lendemain, un peu frustrés de repartir, nous gagnons Bariloche, capitale de la région, de là, nous louons une voiture pour aller faire la fameuse route des 7 lacs. Nous partons vers le nord, et nous nous rapprochons donc du volcan chilien (que nous ne verrons pas car il est trop loin), ce volcan crache des cendres depuis 6 mois, ça amuse beaucoup les chiliens d'ailleurs, le volcan est au Chili, et les cendres retombent en Argentine! Sur la route, nous avons l'impression d'avancer sur du sable, les paysages sont recouverts de cendres blanches qui font penser à la neige!!! C'est fascinant, mais les argentins en ont marre, cela fait 6 mois que ça dure, et ils n'ont plus de liaison aérienne, les touristes ne viennent plus et le paysage est un peu désolant. Enfin, nous ça nous captive, le soir, on plante la tente au bord d'un lac dans un camping fermé (à cause de la cendre).

avant

après

non! ce n'est pas de la neige

Au fond, le nuage de cendres


Le lendemain, nous faisons un tour de la ville de Bariloche, qui ressemble un peu à la Suisse comme ils disent dans les guides, on en profite pour manger un bon morceau de viande car nous partons pour 20h de bus pour rejoindre Buenos Aires.

Bariloche

Les bus, en Argentine, c'est royal, vous pouvez vous allonger complètement, il y a à boire (soft, bièrres, vin et champagne!) et à manger (qualité à désirer).

demasiado cerveza nubla la vista....

 Preuve de l'inflation en Argentine depuis quelques années, le prix des bus à triplé (voire plus) depuis qu'Adrien est venu en voyage il y a 3 ans. Enfin, cela nous a permi de nous mettre au stop, de faire de superbes rencontres et de vraiment discuter avec les gens du pays!

Péninsule de Valdès : du 2 au 5 décembre.

Après avoir survécu au fameux circuit du W du Parc « Torres del Paine » (et ce n’est pas peu dire !), et après une nuit de récupération à Puerto Natales, nous repartons comme nous sommes venus, c'est-à-dire en autostop !
1, 2, … 6 véhicules différents pour nous rendre de Puerto Natales (la ville la plus au sud de notre périple) à Camarones sur la côte est, au sud de la Peninsula Valdès.
4 conducteurs argentins, 2 chiliens, dont un camion de fruits et légumes, dans le contenaire duquel nous avons même passé la nuit !


Outre son avantage financier non négligeable, le stop permet de rencontrer les habitants du pays, d’apprendre à connaître la vie locale, de goûter régulièrement le maté et de vivre l’aventure du voyage au jour le jour…
« Le stop, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur qui on va tomber… »
Camarones : aussi difficile de s’y rendre que d’en repartir en stop ! Tout ça pour découvrir un village particulièrement calme (bien différent des villages touristiques du sud ouest du pays), éteint, voire glauque pour certains…
L’intérêt d’y passer : se rendre à la réserve Cabo dos Bahias, bien moins connue que sa voisine Punta Tombo… et donc bien moins visitée aussi… Nous persistons pour trouver âme qui vive à Camarones, et notamment un taxi, qui nous emmène par la seule piste de terre qui permet de rejoindre la réserve.
Expérience réussie ! Nous étions seuls au milieu des Manchots de Magellan (plutôt contents de nous voir), nous n’avions jamais vu les guanacos d’aussi près et nous avons pu observer en prime 2 tatous et un lièvre de Patagonie. Sans parler de la maison de Florent Pagny sur la côte… !





Stop galère pour quitter Camarones et se rendre à Puerto Pyramidès, qui se somme par la fin du paquet d’M&Ms apporté par Ju et une nuit sous tente au bord de la « ruta tres » le ventre vide.
Nous sommes prêts à changer d’itinéraire quand des argentins nous prennent, 2 sacs sur le toit et Aurélie sur les genoux d’Adrien, et nous emmènent ainsi jusqu’au Ballenas !
Vous avez comme une impression de déjà vu… Eh oui encore les baleines ! C’est ça de voyager 6 mois d’un pôle à l’autre ! Adrien déjà « rassasié d’images » préfère attendre au soleil en terrasse. Tandis qu’Aurélie réitère l’aventure pour accompagner sa frangine novice.
Et bien nous n’avons pas été déçues ! Une courbette par-ci, une queue, un dos, un « nez » (museau ?), un salto par là… La meilleure sortie depuis 3 semaines selon notre guide !
Tout de suite en images…
Lions de mer






Passage éclair à Puerto Madryn et hop, let’s stop again…
Ce coup-ci, on traverse l’Argentine en largeur par la « ruta 25 », une route aux couleurs et reliefs magnifiques, mais bien moins fréquentée que la « ruta 3 »,… et ben ce n’était pas gagné !
Nous atteignons le village de Los Altares avant la tombée de la nuit avec 3 camioneurs travaillant à la pose des panneaux de signalisation sur les routes nationales. Attente veine devant la station service du village, nous plantons la tente au village, et recroisons finalement nos amis routiers, qui nous invitent à partager un barbecue avec eux dansla maison de l'entreprise ! Encore une bonne soirée à échanger sur nos pays, nos cultures et nos vies autour de quelques Quilmes (bière argentine) et d’une bouteille de vin argentin… Au bout d'un moment, ils nous invitent même à dormir dans un des dortoirs de la maison, royal !
"C'est sympa le stop, ils nous emmènent dans leur voiture, ils nous payent à bouffer, ils nous invitent à dormir, il y en a même certains qui nous filent du pognon... Si, pour qu'on se barre !" Coluche.
Bon, les gens ne nous donnent pas d'argent, mais le reste est vrai!
 Nous en garderons un très bon souvenir !



Le lendemain, jour de la St Nicolas, nous finissons la « ruta 25 » séparés… Adrien et Juliette avec un couple de touristes allemands, et Aurélie, seule avec sa cheville tordue, son bon espagnol et sa persévérance ! Nous arrivons à Esquel au nord de la Patagonie.
En bref… plus de 2000 km de stop en 6 jours, de nombreux animaux, des paysages désolés mais magnifiques et de nombreuses rencontres ! C’est beau l’aventure !

Patagonie Argentine du 16 au 25 novembre.

Nous passons la frontière le mercredi 16 en stop. Nous devons être à l'aéroport d'El Calafate le vendredi 18 pour l'arrivée de Juliette. La route directe passe par la Routa 40, une route en partie goudronnée seulement. En voyant que le premier bus ne part que les jours impairs à 19h, nous décidons de quitter la ville de Perito Moreno en stop, on n'a rien à perdre ! Par contre, sur la Routa 40, il ne passe pas grand monde !!

Au bout de 45 minutes, enfin une voiture passe, une renault 12 de 1987 très chargée. On arrive quand même à rentrer avec nos gros sacs et nous passons 2h avec Jorge. Le paysage est superbe, nous nous retrouvons très vite sur une piste et passons à travers un canyon argileux. Jorge salue tout le monde sur son passage, y compris un gaucho au loin dans la "pampa". Nous arrivons au village de Bajo Caracoles où un ami de Jorge qui tient l'hôtel/station essence/boutique, nous propose de planter la tente près de l'hôtel et d'utiliser les douches... C'est cool le stop !

Le lendemain, nous repartons dans la voiture de Colette et Olivier de Méribel qui ont dormi dans l'hôtel de Bajo Caracoles. On passe un très bon moment. Les paysages sont plus plats et secs. Nous voyons plein de guanacos, d'autruches et un tatoo.





Colette et Olivier nous déposent avant de tourner pour El Chalten. On a à peine le temps de lever le pouce qu'un 4x4 nous prend et nous dépose à El Calafate en fin de journée. On s'installe au camping et on se fait un barbecue.

Vendredi, on traîne un peu dans El Calafate, la ville est blindée de touristes et on entend parler français à tous les coins de rues ! On se renseigne pour la suite puis on part en stop pour l'aéroport chercher Juliette.

Samedi, nous partons tous les 3 au Périto Moreno, seul glacier qui continue d'avancer. Nous nous promenons sur les passerelles toute la journée guettant les chutes de glaces et les grincements. C'est hallucinant, nous assistons à la chute d'une grande partie de glace qui tombe avec fracas, ça provoque une énorme vague.


Photo interrompue par une chute de glace





De retour à El Calafate, nous allons manger une bonne parilla (barbecue de 2kg de viande pour 3) au restau. On passe la soirée jusqu'au petit matin avec des français rencontrés au camping.


Du coup, dimanche, on se repose et on organise notre départ à El Chalten. On se régale avec le St Nectaire que Juliette nous a apporté !

Lundi 21, nous partons en stop à El Chalten, petit village au pied des montagnes, connu pour le Cerro Fitz Roy, montagne inaccessible longtemps escaladée par les montagnards. Le stop à 3, c'est un peu plus compliqué et on est obligé de se séparer. On comprend trop tard qu'un gars tout seul n'est jamais pris en stop en Argentine car ils ont peur de se faire voler. On atteint quand même le village en fin d'après midi.


Cerro Torre et Cerro Fitz Roy
Mardi, il ne fait pas beau du coup on ne monte pas en montagne. On se promène jusqu'à un chute d'eau et on profite de la chocolaterie du village !
Mercredi, on part pour deux jours de marche. Nous montons toute la matinée jusqu'au campement Poincenot où on monte la tente et on laisse nos affaires. L'après-midi, on monte jusqu'à la Laguna de Los Tres dans le froid, le vent et la neige. Malgré cela, il y a foule ! Malheureusement, à cause du mauvais temps on ne voit pas le Fitz Roy...




On redescend et on dort au campement, il ne fait pas chaud et au réveil on s'aperçoit qu'il a neigé tout près. Nous remballons la tente et repartons en longeant deux lacs puis nous redescendons à El Chalten en écourtant un peu notre randonnée. Les sommets sont dans les nuages.
On rentre à El Calafate en stop et on se fait un restau pour se requinquer.

Jeudi 25, nous partons pour le Chili. Nous allons en stop jusqu'à Puerto Natales avec 5 conducteurs différents.



Nous arrivons donc "tout en bas" avant la tombée de la nuit. Latitude 51°43'35''.